Il en reste. Trop.
La télé volontaire ne leur suffit plus (manquerait plus qu’on la rende obligatoire… la tête dans un casque, une seringue dans le fion), il leur faudrait interdire les réseaux sociaux ou, du moins, les rendre tellement si bridés, contrôlés, menacés, punis, ou supprimés qu’à part descendre dans la rue… non, même pas, parce qu’ils savent que la rue ne parle jamais que de ce qu’on l’autorise. De manifestation contrôlée réprimée en blocage d’un coin de trottoir, ce n’est pas dehors qu’ils ont peur de nous tant qu’on applique la pensée calibrée par ailleurs. Ils trouveront toujours quelque chose pour faire peur et renvoyer les gens à la niche. Parce que la peur, c’est l’outil essentiel, la preuve par pandémie.
« Baille-don » disait ma grand-mère (ce qui veut dire dans son patois : râle tant que tu veux, on s’en fout).
Ils paniquent à bord parce que sur les réseaux on parle de leur cirque mensonger qui devient tellement grossier que la terre tremble sous leurs fondements.
On se demande comment il peut rester encore des gens pour les croire, pourtant il en reste, beaucoup, qui croient comme à la messe et n’ont pas compris qu’on leur a seulement changé la religion…
Ils croient que les russes sont méchants, que le dictateur de Kiev est un saint, que l’instruction c’est de l’éducation et inversement et que cela ne les regarde pas, que l’UE est indispensable et qu’en sortir est impossible, que la liberté d’expression est un poison qu’il faut censurer afin de la préserver, etc. Ils croient parce que c’est dit à la télé, lu dans un journal, entendu par quelqu’un qui sait, un élu ou je ne sais quoi. Parce que la vérité, ils n’ont pas besoin de la chercher, on leur livre comme un plat tout fait, facile.
(Soit dit en passant, le prochain qui viendra vomir sur les russes à ma porte se verra accuser d’injures racistes).
Il en reste à appliquer les ordres implicites ou manifestes jusqu’à lever le poing contre un soi-disant ennemi dont ils ignoraient l’existence il y a peu voire dont ils appréciaient la culture et les coutumes. Ils sont capables de changer d’ennemis plus souvent que de chemise selon les besoins politiques qui n’ont rien à voir avec les leurs… Il en reste, trop.