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Réflexions 7

Ascenseur ou descenseur ?
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Demain, c’est dans combien de strophes ?
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La nature peut tuer, mais l’indifférence lui donne souvent un sacré coup de main.
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Il n’y a pas que le froid qui tue, mais le froid c’est aussi l’indifférence, l’oubli, la modération, la patience... dieu que ces mots sont froids... et leur substance peut tuer.
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Qu’en est-il de la patience pour ceux qui mangent de la terre pour calmer les cris du ventre affamé ? Qu’en est-il de la patience pour ceux dont les lèvres craquent et dont le sang colle à l’appel de l’eau absente ? Et pour celles (et ceux...) qui devront subir des mutilations "à vif" parce qu’on ne bouscule pas les coutumes comme ça ? Qu’en est-il de la patience pour ceux dont les mains saignent et le cerveau s’embue sous les crocs acérés du froid, piétinant la neige face aux restos bondés de ventres repus ?
Qu’en est-il de la patience pour tous ceux qu’elle tue ?
La patience ? Quelle patience ? Celle aux tiroirs pleins ?
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A peine arrivée sur le premier quai, un constat : nous sommes l’être et la chose. Affublés des rêves qui ne sont pas les nôtres. La vérité est intérieure et la livrer nous fait introniser menteurs. Comment la vie pourrait-elle être autre qu’une gare ?
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...ne sais pas demain, ne sais pas hier, ne sais pas... pas dire, pas écrire, pas faire... ne sais rien, pas hier, pas demain, juste aujourd’hui qui livre et se livre. Je.
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A force de se prendre les pieds dans le tapis, on finit par voir qu’il y en a un.
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Le jeu ne vaudrait pas la chandelle qui l’anime.
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Perturbation cyclonique, campement poétique.
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Pourquoi faut-il que le vent emporte les feuilles toujours trop loin ?
Les feuilles partent toujours trop loin, parce que le monde est trop vaste et le vent inconscient.
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Née entre la muse et l’encrier, je suis le silence, le vide, le non être, je suis le et caetera de la vie, le rien dans le tout, le tout ou rien, le tout dans le rien... mais, qui suis-je ?
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Pourquoi écrire la nuit puisque le jour n’existe pas, pourquoi poser les mots puisque leur sens égare. Ne dit-on pas que la terre est ronde et que ton soleil est le mien ?
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Ce n’est pas parce que l’art s’exprime dans l’abstraction qu’il n’a aucun sens. Poésie, peinture, musique, des vibrations, couleurs, lecture en soi (de soi), ne sont abstraites qu’au bord de l’attente. Je ne veux ni n’attends rien, je reçois, et cela a du sens.
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C’est le brouillard qui égare, pas le feu.
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Attentisme est un tueur en série.
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Si on ne doit pas dire, si on ne doit pas écrire, que faire alors de ce qui déborde du livre ?
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Je n’aime pas l’oubli, parce qu’il déstructure la pensée, avilit le sens de nos actes.
C’est par ce dont je me souviens que j’avance en ouvrant plus largement ma porte, mon humanité.
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© Marie Hurtrel

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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