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C'est maintenant

Il y avait encore à apprendre sur le nucléaire, à voir les joyeux plongeurs et autres approches naïves.

C'était à l'imparfait.

Mais, il y a encore à apprendre, à voir les changements de capes (oui, capes et pas caps) permettant de continuer à se tirlipoter la consommation et ses rapports financiers.

C'est au présent.

On nous assure un temps de conversion (qu'il faudrait plutôt écrire en deux mots pour plus de réalité), pour faire le ménage, pour plus d'écologie, parce qu'on sait tout maintenant et que c'est urgent. Ah, da, on sait tout... c'est aussi vrai qu'en 1965.

Vrai. Cela se voit, c'est urgent et tellement dans l'issir de la mort dans l'âme d'avoir laissé la destruction se faire. C'est urgent, c'est peut-être la seule vérité qui sorte du constat.

C'est au conditionnel.

On nous déplace le problème et sa déchetterie, on nous impose le propre sous les pieds en les essuyant à notre place sur le dos ailleurs des fournisseurs des matériaux nécessaires à exciter nos batteries. Nos tragiques carpettes et leur délitement forcé par nos gels intellectuels.

On nous apprend qu'il ne faut pas regarder au-delà des frontières de nos nécessités visuelles.
On nous parle de particules fines qui sont encore visibles (et réelles, évidemment).
On nous parle comme à des mômes de deux ans un peu idiots qui pensent que seule la saleté qui se voit en est une, et on nous dit là que la leçon est bien apprise et que c'est vrai : pas vu pas pris, la mort incolore et inodore n'est pas la mort - surtout si c'est celle des autres.

On nous confirme que glisser la poussière nucléaire sous le tapis est plus propre que d'utiliser les toiles des araignées pour contrôler une invasion de moustiques.
On nous vend comme on nous vante les discours les plus éventés et avariés comme la solution où dissoudre nos culpabilités.

On nous apprend que les autres ne sont rien et qu'on peut leur marcher dessus, en nous faisant avaler l'inverse et leur sang.
On nous déforme le sens et n'autorise que la surface. Parce que loin du fond, c'est là que nagent les cons vaincus par le (nouveau pas si nouveau) format systémique qu'ils admettent, mangent, gobent, et bénissent avec l'eau du baptême de leur nouvelle religion planétaire : Oh maîtres de la peinture autour des meubles et la pourriture derrière.

C'est maintenant.

Marie HURTREL

Vidéo d'illustration : Création du lac Chagan - lac atomique
Jour d'après, de Marie HURTRELImage d'illustration : Jour d'après, peinture de Marie HURTREL
SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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