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Noël

On dit que ce jour doit faire clôture, à la poussière, au sang, à l’ombre, puisqu’il est de naissance le symbole divin ; il doit faire lumière, dit-on, dans la chaleur, au partage, au cœur, à l’assiette du mendiant. Cognerait-il à nos huis, l’exclu, oserait-il déranger les bontés clignotantes et la soupe flottant au fond du pot-pourri de nos chances et merveilles.
Noël est un miroir où la misère mesure ses cernes.

Qu’avons-nous fait de l’Humain ?

Ce que vous "faites de Noël", c’est tous les jours, le soir des dindes que farcissent les dindons, de la farce qu’ils sont ; le soir nous pétillent aux poches pleines et sous les yeux de la camarde nucléaire.
Dans la secousse enrubannée d’une heure festive plantée sur les restes de Fukushima, c’est un relent du dé-venir qui flotte, à nos tempes enivrées, et nos épaules cramoisies, le nuage carcinogène en bandoulière.

Qu’avons-nous fait de la Terre ?

Bien une raison, de cultiver la richesse d’être et poser là, entre nous et songe, la vie, de toi à moi.

N’oublions pas la chaleur des bûches, arrière-plan irradié ; la douceur du sucre, arrière-plan d'anciennes cannes brunes blessées, souffrières.

Passez dans le silence où la neige s’absente, le vôtre, là où le cœur caresse la rutilance des fenêtres enluminées.
Passez et posez vos instances sur la margelle citadine des convenances.

Quand Arthur tire sur ses lacets, c'est assis au bord des routes, le corps reclus sous la crasse du rejet, les ongles morts sous la faim de recevoir, que l'autre qu'on ignore rallume son clope déniché sous une portière fêtarde.

C'est la désaube où l'on brise l'orthographe du juste, au nom des guerres pour nourrir nos pléthores funestes.

Qu'avons-nous fait de nos raisons ?

De nous, que sont les frontières et la lente déambulation de nos attentes...
Il est temps de violer le temps et d'apprendre que demain est un fantasme qui se meurt. Pour écrire une page avant qu'elle tombe entre les doigts osseux de la mort.
De nous, que sont les lendemains que nous n'osons écrire... dans la patience faisant corps au néant.

Qu'avons-nous fait de l'amour ?

Marie Hurtrel

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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