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Rue d'Almeida

Les mots vertigent à sage escient de Fernando d'Almeida, aux éditions Edilivre.

Fernando d'Almeida~~~
« En route pour l’étrange
L’instant ruralise l’avenir
De ce côté de l’ailleurs où
Nous mande l’hiver
Qui se retire
Pour qu’apparaissent
Les syntagmes du printemps
Nous osons croire à la vie
Qui œuvre
Aux modalités
Archéologiques de l’existence »

Écrit tour à tour à Paris, à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal, Les mots vertigent à sage escient est un florilège de visions et de poèmes sur l'essence de l’être et sur l'errance apprivoisée. ~~~

~ Recension ~

Rue d’Almeida

Lecture de « Les mots vertigent à sage escient » de Fernando d’Almeida.

Feignons-nous de valider la transmission ?
Prenons-nous la croix d’hier par le confort de demain ?
Où balancent les mots dans le viscère des peurs humaines ?

Nous entamons la rue d’Almeida avec nos propres peurs-éthiques pour entendre un carillon vespéral dans la cité Infini.
De fin, il n’y a jamais puisque nous ne commençons rien…

Le poète envoie sonder le malaise professoral dépouillant nos corps de leur tranquillité pour nous inciter à la tranquillité même.
Et nos silences hoquètent leur trop-plein d’indulgences.

Sa poésie semble mordre là où la rage n’est pas éteinte, pourtant dans ce discours que je reçois comme giflant nos faces masquées sur le trône de la condition humaine, il y a toujours une sereine infinitude…

Parce que Fernando d’Almeida secoue par l’indulgence des sages. Il nous parle des mots qui nous parlent des mots qui se taisent dans le charnier des croyances et le lange du constat.
Tout dans la chaleur d’une géographie glaciaire, abstraction faite de la localisation du texte, nous parvenons sans peine à toucher la réminiscence d’heures troubles en nous.
Du froid de la neige en terreau fertilisant la raison d’aborder le possible dans nos étranges compromissions immobiles, « Les mots vertigent… » et nous de vaciller et reprendre la lecture du monde sans son sens saisonnier.

Le monde n’est pas un mensonge. Le mensonge est un monde quand, aux solitudes qui nous taisent, le ciel fait un clin d’œil de cyclone.

Il y a l’impression d’en découdre avec les leurres institués institutionnalisés et l’on s’égare en se retrouvant « A la fascination du temps » dans le doute indolent d’une aube fraîche.

LivresJ’arrache ma première lecture, là, et recompose la virginité d’une lumière sur ces mots hémorragiques…
« La pensée ricochant
Sur l’inconnaissance » accède au Tu, semence des brumes humaines, dessinant la révélation du
« …mal à
L’ainsi des choses » où nous semons nos inconstances.

Lire comme on emprunte une labyrinthique renonciation.
Quand le verbe se réinvente dans les longues ornières du songe emportant à épouser la tessiture du poète pour lire l’in-lire…

Humain, nous sommes sans cesse en partance, alors nous réécrivons sans cesse les mots et leur sens. Dans la vie qui est vaste périphrase, nous coulons et nos yeux affleurent par notre infinitude aux horizons intérieurs. C’est l’osmose du verbe en soi. Infiltrés du sens, nous sommes le sens. Et la pensée sculpte l’iceberg incandescent de l’âme. La peur vient : dire tue-t-il le dire…
Le poète tutoie le monde, parfois je lis le reproche à ce trouble du constat, et je m’égare dans ce tutoiement des choses et des convenances. Rien n’est convenu et tout porte la convention où tout plie.

La rue d’Almeida met du désordre à nos idées en appelant à creuser les failles à grand coup de dépit subliminal : c’est parce que tout est vain qu’il faut continuer de croire et de fouiller le sens. Et rien n’est vain dans le parcours, rien ne dessoude la route et la partance, rien n’est vain en ce sens que l’in-contrôle prend ses marques dans la lumière sur les répétitives mises à nue de soi. En dénonciation du sens et des sens. En âme, le penser et le corps.
Parce que la chair parle plus que le verbe. Les cuisses du temps s’ouvrent pour engloutir le primitif dont nous ne sommes jamais sortis. C’est la naissance charnelle du divin en soi qui écrit la jouissance du penser et sa mort. Et s’expulse l’in-raison dans le chaos originel. Trouble. Quand on croit toucher le ciel, on réécrit l’apocalypse. L’infini du rien et des prétentions d’être.
Nus.
Nous sortons nus de la lecture, il va falloir faire avec et sublimer notre désordre des choses.

Nous sommes en philosophie et cela porte un nom : poésie.

Marie Hurtrel




SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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