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Lettre à Dame Connasse

Réponse à une dame Connasse qui ne voit pas l'intérêt de débattre et de chercher à convaincre et qui, elle, cherche à nous convaincre de nous taire.

Enveloppe réponseParler, écrire ici et là, râler parfois, insister, exagérer, recadrer, minorer, expliquer, détailler, argumenter, chercher, trouver, détrouver, rechercher et encore écrire, parler, etc. Pourquoi ? Peut-être simplement que certaines personnes ont à coeur le fonctionnement de leur pays et voient plus loin que le bout de leurs godasses l'avenir qui se propose. Alors, ils ont peut-être envie de convaincre et sont suffisament engagés dans leur vie d'humains se débattant avec les moyens du bord pour tenter quelque chose pour maintenir la barque sur les flots ou l'empêcher de couler en la reconstruisant ou la rechappant.

Quelles que soient les opinions, tenter de convaincre est militant ; et si tout le monde n'est pas forcément très doué à l'expression et au débat, c'est une démarche logique (je ne dis pas obligatoire !) quand on s'intéresse un minimum à son pays.
 Militer, même mal, n'est pas un acte honteux, c'est travailler pour améliorer les choses selon une vision que l'on a de l'avenir du pays où l'on vit et du peuple qui la compose mais, il ne faut pas oublier que militer pour que les militants se taisent se pratique aussi, la preuve.

Bien sûr, il y a aussi des cons, puisque tu sembles apprécier le vocable, (ou pas très futés qui ne voient pas que si le bateau coule, il n'y aura pas de survivant), par exemple ceux qui pensent uniquement par intérêt personnel et se laissent guider par des apparences, la peur de l'étrange (menant à celle de l'étranger). Et ceux, gentils cons naïfs, qui gobent tout ce que les médias étalent, sans voir la partialité des accueils ni par qui les médias sont nourris. Et ceux aussi qui ont tout compris de tout le système parce que la clé est au supermarché.
Ceux, de même, pensant que le peuple a parlé quand un pourcentage d'une poignée seulement a pu s'exprimer. Et ceux, cons notoires, qui ne voient pas le problème pour eux et en déduisent qu'il n'y en a pour personne. Ceux aspirant au confort de l'exclusion de la parole politique et trouvant indécent de chercher à débattre et comprendre pour convaincre dans l'intérêt de tous ou d'un groupe, d'une caste ou d'un clan - tout le monde ne respire pas humaniste hélas - tout en étalant eux-mêmes pudiquement le moindre détail de leur vie privée depuis leurs oeuvres de chairs jusqu'au produit d'i-celles par les photos des minois chéris lancés sous la jubilation d'éventuels chasseurs pervers qui ne peuvent jamais jamais passer voir leurs murs/pages/blogs.

Sans oublier ceux, les contents de tout parce que c'est pire ailleurs qu'ils ne connaissent pas.
Comme ceux pour qui c'est toujours mieux ailleurs, même ailleurs de l'ailleurs, en fuite perpétuelle avec leur boulet accroché aux cervicales.
Et ceux croyant que voter est une preuve de démocratie parce que la dictature c'est que quand tu vas en prison quand tu as dit quelque chose qui faut pas et en France on peut tout dire et ça va.
Ceux qui abandonnent avant d'avoir commencé.
Ceux qui commencent à courir avant d'avoir mis la deuxième godasse.
Ceux qui se garent là parce que de toutes les façons dans le village, y a pas d'handicapé, ça se saurait.
Ceux qui savent exactement la couleur du temps et prônent l'intérêt d'y coller cela dit sans chercher à convaincre.
Ceux qui se réveillent lorsque le coq leur a dédicacé sa dernière fiente sur le nez.
Ceux pour qui finalement 1984 c'est pas si mal du moment qu'on a la paix.
Ceux qui rampent parce qu'au moins comme ça on peut passer sous les portes.
Et d'autres humains, faillibles, miséreux, piteux, odieux, convaincus, vainqueur anticipé, et les autres.
Non, dame Connasse, ce qui est indécent n'est pas de donner son avis mais de vouloir museler celui des autres.

Marie HURTREL

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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