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Comparaison

Il faut comparer, je suis d'accord, un peu, en partie et sans parti pris ni prix. Peut-être. Cela ne changera sans doute pas profondément les choses mais pourrait aider à savoir sur quoi et pour quoi on se bat avec une vision globale en observateur depuis la lune ou le soleil, selon. Sachant que la lune est un aimant directeur d'hypnose et que le soleil éblouit et peut aveugler en brûlant pupilles et nations.

Couleurs humainesComparer mais, surtout étendre son regard, large, afin de comprendre les différences culturelles et donc pourquoi les vitesses et les lieux (raisons) d'évolution ne sont pas comparables, elles. Et, améliorant le point de vue, large toujours, se plaçant plus haut et dégagé du mieux possible du brouillard - en soufflant dessus très fort -, comparer pour constater comment se battre peut tirer le monde vers le haut alors que subir et souffrir en silence, fermant sa bouche et se cachant, peut entraîner tout le monde - large - au fond du trou, dans la boue brune et le lisier capitaliste jusqu'à aller mourir sous le tapis, alourdissant la poussière de nos restes d'humanité. Le "et" pouvant faire le "ou" sans que l'un n'exclut l'autre ni ne l'impose. En se rappelant qu'évoluer peut se faire dans les deux sens, le bien pour tous ou le pourri pour chacun selon la caste dans laquelle on s'incruste volontairement ou pas, celle dans laquelle on veut nous forcer à entrer et à y mourir ; gardant à l'esprit qu'évoluer se situe dans l'ordre, ou le désordre, du mouvement.

Parce que certains évoquent l'ombre des dictatures planant sur notre pays et nous ramènent justement à la définition du mot, et nos lois dégénérant, certains autres, notamment dans les médias, nous disent d'aller voir en Corée du nord (je suppose qu'ils offrent le billet d'avion polluant, j'en ris en caressant le capot de mon vieux diesel), sans plus d'argument ; drôles. Ainsi, conséquemment, allons-y d'un côté comme de l'autre à mélanger les époques et les lieux tous moins communs les uns que les autres, et confondant les variantes de tonalités de nos diverses vêtures... touillant et retouillant à noyer les poissons que nous sommes, retouillant encore les tons des jaunes, des bruns, des rouges, et même des blancs en passant par les verts et l'opacité pour toute transparence par des lois primeures telles un vin nouveau à la saveur approchant davantage celle du vinaigre frelaté que d'un grand cru... enfonçant des clous rouillés dans des certitudes éventées et déjà sacrément lézardées, tentant là de visser le cercueil de la moindre lumière de peur qu'elle ne s'étale - je leur réponds d'aller regarder en face à face archivesque la Révolution française, les contractions avant 1789 et les brillantes années s'en suivant (1792 par exemple, c'est bien 1792, pour se faire une idée large et claire hein, 1792, tout 1792 et jusqu'au fond des tiroirs et des eaux usées) ; puisqu'il semble que nous articulions depuis tous nos discours et fantasmes autour de cette grande dite libération du joug de l'ancien régime.

Et accessoirement, que ceux qui demandent de comparer notre aujourd'hui avec la Corée du Nord nous racontent comment c'était quand ils y sont allés, eux, je veux dire quand ils y ont vécu. Dans combien de dictatures - ainsi étiquettées selon notre référenciel européen - ont-ils mis les pieds, combien de temps, dans quelles conditions, où, à l'hôtel ou près des gens et chez des gens du peuple concerné ?

Eh, tiens, au fait, Boujnenah puisque tu en parles, raconte-nous ta vie en Corée du Nord, s'teuplaît, après je te raconte la vie dans d'autres pays clairement dénoncés aussi comme dictatures par la vision de notre fenêtre oxydentale.

Enfin, on pourra comparer vraiment, sans se servir de l'annonce comme d'un épouvantail.

M.H.

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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