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Les pervers

Il est heureux de penser que tôt ou tard, les pervers se prennent les pieds dans leurs tapis (qu'ils ont en nombre).

Ils prennent les gens tellement pour des abrutis incultes baisables aisément dans leur grandes largeurs, qu'à un (ou plusieurs) moment ils dérapent. Ils dérapent toujours et dans ce dérapage, un pan de leurs jupes multiples et à facettes peut se lever laissant paraître leurs pieds cornus au bout de leurs cuissots velus.

Souvent, ils arrivent à rattraper la chose et à rabaisser leurs jupons à temps pour limiter les dégâts à leur endroit en limitant les yeux observateurs, n'hésitant pas à sacrifier au passage et par utilité quelques fils de bâti oubliés et des cireurs habituels de leurs sabots fourchus. Cireurs qu'ils ont toujours en réserve comme il y a des sacs de lest accrochés aux nacelles des montgolfières. Au moindre indice de chute, un sac est jeté, quel que soit son nom.

Souvent, donc, ils arrivent ainsi à reprendre le contrôle et de la hauteur, très souvent, tellement souvent que c'est la raison de leur assise plutôt stable et, hélas, vénérée. Habiles, sont-ils !

Ces gens-là n'ont pas de sexe, la perversion est l'exemple parfait de la neutralité de genre...

Ils n'ont pas de loi ni d'éthique (l'une pouvant parfois compenser l'autre), ils n'ont que la transgression pour mode de fonctionnement et la cour de récré pour référence morale et philosophique.

Il est donc heureux de voir, en de rares instants bénis des dieux, quelque pervers se vautrer sur sa propre et sale route. Même si ses hauts cris s'échappent de son bec puant en quelques sifflements vipérins vous provoquant d'un "cours après moi que je t'attrape".

M.H.

(J'utilise le il et le on et les terminaisons simples pour le genre neutre, et j'emmerde la langue inclusive.)



Serpent - Couleuvre - Allégorie

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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