Le doigt de HULOT

Il faudrait amener ou ramener la question sur autre chose que la personne. La diversion est dans une route, là, à couper tout net, dans l'intérêt de tous et donc de la planète. Parler de l'homme, en bien ou en mal, n'est pas le sujet du tout. Le sujet, lui, Nicolas HULOT, l'a remis sur la table clairement : la Terre est en train de devenir une étuve, la catastrophe écologique est généralisée, et la marche suicidaire de l'humanité est menée par des gouvernements ne regardant pas plus loin que leurs poches et fantasmant (ou voulant faire fantasmer, je ne sais ce qui est pire)  sur l'économie en martelant avec un soit-disant non-choix économique (en cela, ils n'ont pas lu l'AEC..., bref).

HULOT n'est certainement pas le meilleur écologiste individuellement, sans doute même en est-il très loin, comme beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, - toi, moi, vous, à chacun son feu de joie de plastique, à chacun son diesel, à chacun son leurre de propreté (comme par exemple les voitures électriques qui ne donnent qu'un déplacement géographique de la pollution et non une avancée contre... re-bref.) - mais, donnez-lui le droit du réveil, le sien, le nôtre, et admettez qu'il vient de tenter de frapper fort sur la table de nos considérations humaines, terriennes, terrestres. Ecoutez ce bruit, ce tremblement lézardant le taire pour faire jaillir la vérité.

Quoi qu'on pense de lui (il y en a bien qui admire Voltaire mais, l'homme est rarement son sujet !), quoi qu'on lui reproche, il a fait une chose que peu a eu, a, aura le courage de faire dans l'antre même du diable : dévoiler la continuité de l'inoculation du jus de la mort dans les veines de notre propre Mère.

Ne l'admirez pas, ne le méprisez pas, prenez juste la dimension de la secousse et actez en conséquence.

Il vous a montré la lune, ne regardez pas son doigt.
S'il vous plaît.

Marie HURTREL