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Brins de plume 5

De toi à moi, il n’y a qu’un jet d’ancre, le port n’est pas loin.

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Il y a des mots que je lis avec les mains, parce qu’ils s’écrivent dans les paumes, là où les lignes d’envie dessinent la forme et le fond du coeur.

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Il faisait ciel, tu as mis un soleil.
Il faisait terre, tu as semé des fleurs.

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J’ai ouvert ma porte, l’alizé est entré et balaye le sable qui me brûlait les yeux et le coeur.

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C’est par l’anche de mon saxo que chante aussi les larmes.

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Les mots ne savent plus écrire quand le coeur ouvre le ciel et il pleut sous les paupières de son encre diffuse.

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Rincés les pinceaux, fermé le cahier, muet le saxo, il reste la nuit pour compter le silence.

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La lumière est là même quand on pense que tout est sombre, il suffit de la suivre.

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Les mots comme la musique font le tour de la terre, par un clavier autre, qui porte les notes comme le coeur ses battements...

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Entre les branches du sang des cornouillers, le souffle de décembre accoste.

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Quand le coeur et les mots ne font qu’un, le poème s’écrit d’un souffle...

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Un flocon bleu est tombé sur mon cahier, entre les mots brûlés et les toits de la cité, ramenant le rêve à sa virtualité.

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Vivre mort, voilà comment le temps reste au fond des larmes, par le "mourir jusqu’à l’épuisement", comme si la vie n’existait pas, juste une image de vie, sur un papier glacé comme le sang, et rien, le néant... mais vivre cependant, vivre une autre saison, une saison qui n’a ni commencement ni fin, fleurs qui s’ouvrent, ni feuilles qui tombent. Vivre comme un dépit, sans raison. Mais vivre.

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Le boulevard s’enroule sous le bruit de pas égarés et l’heure dans l’absurde. La lune disparue sous les lumières artificielles relit sa correspondance avec la terre exilée.

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Dans l’hiver qui s’annonce, je tourne mes yeux vers la page perdue et les derniers rayons d’un soleil que j’espère... suis-je cette branche nue que la vie accapare encore, suis-je l’éphémère posée entre le coeur d’un perce-neige ?

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Quelques pétales de neige sur les cils de la nuit éveillent ses paupières entre lune et ciel. Ce n’est pas l’hiver, c’est un jour qui s’offre au lendemain d’un rêve.

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Voilà des semaines que je n’ai pas puisé un poéme à la liberté, un poème à deux quarante... alors, quand la pluie cessera, je prendrai mon cahier, ma plume, et deux cafés en liberté.

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Il fait doux, les enfants jouent, le ciel sombre n’envahit pas la maison. Un paysage arrive à mes mots, comme le bonheur à mes heures. Vivre est un bouquet des fleurs les plus belles cueillies dans le désert.

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Le silence compte les heures dans un jardin sans nom.

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© Marie Hurtrel

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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