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Brins de plume 2

C’est le jour qui déporte dans le songe éveillé.

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Que la nuit vous porte, puisqu’il n’y a pas d’échelle pour atteindre la lune.

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Au fond d’un rêve exclu, mes cinq cents nuits de toit en tôle ondulent sous la lune confuse.

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Sur les fenêtres de ma ville s’écrit la nuit en notes bleues.

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Il ne faut pas prendre un animal qui saigne par sa blessure.

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Inutile nuit. Une route de glace et de neige sur une musique nordique sauront-elles s’écrire quand une heure plombe les mots... J’écris, partie dans le silence d’une steppe et sur les pas d’une louve... entre la porte et la nuit, entre hier et peut-être, entre le tic-tac de l’horloge et la mort qui rôde.

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Le songe souffle comme l’autan sur les rêves, un songe décomposé que la nuit refuse. Un songe usé, trahi, qui cherche son encre et trouve ses larmes.

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Si on ne doit pas dire, si on ne doit pas écrire, que faire alors de ce qui déborde du livre ?

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La nuit se tait, parce que les mots ont cousu le temps, bord à bord, le temps avec demain qui passe, se glisse, s’en va.

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Être une folie secondaire, compter les pages trop blanches et les nuits trop muettes... être sans temps s’écrit sans encre quand le poème s’effondre sur le bord d’un monde sans terre.

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Un soleil nocturne suggère l’écoute des tourments des hiers en fascine couchés, érigeant l’ombre des chats des coutumes gouttières, quand de pierre en pierre sur les murs gris et leurs portes sépulcrales se pose le temps.

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De la rue jaunie de lumières novembrines, je recompte mes pas sous le grand pull noir de quinze saisons.

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Et si le temps s’enfuit sur les ondes célestes, si la camarde surprend le souffle incarné, si la nuit hypnotique inonde le sens du sang avant l’épilogue poétique, j’écrirais quand même, j’écrirais encore un dernier acte dans l’encre de mon âme.

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Oublie la rime et ses frontières
Oublie le sable et la brûlure du ciel
Laisse le vent déplacer le Sahel
Laisse le sang découvrir ses veines
Regarde l’heure se coucher sous le temps
Écoute la nuit et son poème

Comment dire sans mots
Comment croire quand tout vacille
Comment cueillir sous la neige
Comment rêver sans sommeil
Comment trouver une route au Sahel
Où sont l’horizon et la couleur du ciel

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Dans le dos, des ailes de papillons, j’ai volé trop haut, vers un soleil trop chaud. Dans les yeux, des horizons bleutés, la brume s’est levée, et la nuit est tombée.

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© Marie Hurtrel
SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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