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Poésie, langue natale

La musique essentielle, rien ne sert de forcer le rythme et l'accord à plier au sens voulu, elle "cacophoniserait" l'oeuvre. Et rien ne sert non plus de vouloir plier le sens à la musique, il s'y perdrait.

Il faut chanter et non écrire.

Si on laisse la musique envahir naturellement l'instant inspiré, le sens suivra sans burin et le marbre poétique deviendra argile souple, si le sens arrive dans l'encre de la muse comme l'eau d'une source claire, la musique peut arriver sans force.

En fait, il me serait impossible d'écrire avec les outils d'un tailleur de pierres... et lire de même.
Que le texte plaise ou non, question de sensibilité musicale et poétique. Le poème doit toucher, pas heurter, même s'il provoque, arrache, gifle, même s'il paraît sibyllin. Cent fois sur le cahier remettre ses mots pour enfin arriver à vivre et chanter la poésie et non l'écrire en devoir. C'est une langue qui s'apprend pour ne plus être de l'interprétariat mais une seconde langue natale.
Il me semble !

© M.H