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Art fouille

Un rêve, peut-être en est-ce un, écrire, peindre, le reste important s'alliant à ce sang que je ne saurais oublier à consumer et consommer le néant. Car il n'y a pas de surface plane à vénérer, le trouble est la vie. Il n'y a de vide que dans l'envahissement matériel.
Sang, voulais-je dire encre, encore, mais il s'agit bien du sang, même dans les couleurs où plongent autant mes doigts que mes pinceaux.

La curiosité me mène par le bout de mes peintures et des pages bleuies (elles noirciraient aussi bien, mais la couleur ne peut émaner du noir qui simule le remplissage, j'écris d'une pointe noire le bleu de mes poèmes et de mes proses). Cette curiosité qui se baptise de la fébrilité dans les découvertes d'autres plumes et palettes, elle guide, attise, fait battre la tocante délaissée et trompant son usure, avec une excitation divine.

Que n'ai-je encore dix siècles à parcourir pour savoir ce qui viendra encore de l'inconnu...
L'inconnu de la bibliothèque humaine et celui des lumières multi-couleurs des épanchements plastiques à venir.
De toiles en terre, de livres en portes ouvertes, le besoin de lire la richesse nouvelle de l'étonnement. Et je maudis les frontières en leur marchant dessus, mes nippes froissées les narguant de l'insistance de mes prières irréligieuses. Comment renommer les illusions si ce n'est par les mains offertes et l'attente en coupe de larmes sans misère...
Paumes en coupe, parce que la coupe sévère qui s'imposait et voudrait s'imposer a fait bouillonner la raison des veines et que jamais plus la faim ne verra le scellé des alter-raisons se targuant d'intelligence sous la réflexion du gain à remplir les bas de laine de tout un continent de "déculturés".

Il n'y a d'acide que dans l'acidulé des citrons et d'amer que dans le zeste amoureux des oranges. Le mot, là, n'est que remise en face et force du désordre qui fait vivre, le pile du désordre de la nature qui vérifie l'incohérence du carcan cloué au dos de l'humain par ses propres définitions des lois. Lois de la nature exclues sous l'argument du perfectible... « monnaie-errement » instruit. Vivre n'est pas attaché à l'escarcelle, et se rend, alors, l'improbable cru aux arpents desséchés que du coeur l'on touche.

Les fouilles faméliques greffées à la soif incontinente de l'entendre et du voir, qui renomment sans cesse le point d'interrogation des horizons intérieurs, déposent la brume inquiète des considérations terrestres pour étendre leur tapis mécanique jusqu'à l'éclosion du sens. Continuer.

C'est sous la guenille que s'abrite un sage. Le miracle est sans dorures. Et l'art existe sous les tôles rouillées, du tropique au fond de mes riaux.

© Marie Hurtrel

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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