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A Madame Taubira

Madame la Ministre Christiane Taubira,

Mon intention était que cette lettre vous rejoindrait par le circuit postal ordinaire.
N’ayant poids et ne sachant quantifier sa mesure, je ne sais s’il vaudrait qu’elle se perde, car  il m’est arrivé d’écrire à une Ministre du même gouvernement sans qu’aucune indication de réception ne me soit parvenue, je suppose tant de filtres avant l’alunissage sur un bureau ou un autre. Dans l’impesanteur… Mais, j’ai à vous dire et veux que vous l’entendiez, alors je pose ma lettre sur cette page virtuelle, comptant que le hasard fera ce qu’un coup de dé ne peut abolir...

De partout, l’humain est capable de dérailler en malsanité, en malveillance, en mal de certifier un trône moussu dont les fondations tremblent pourtant ; en se trouvant drôle à faire soit rire soit fermer la galerie de qui ne sait trop où se trouve son intérêt. De ces commerces qui ne prennent pas position pour stabiliser celle de leur caisse. Cela peut toucher le fond, de nos blessures, des blessures de l’humanité, et de la bêtise.

Ils sont là, à ramasser leurs propres excréments en cherchant du regard les alliances rassurantes forçant la charge de leur prétention. Je les crois, là, dans la hautaine démesure du privilège de mépriser l’étoile qu’ils ne pourront jamais atteindre, trop occupés à se curer les fosses neuronales comme ferait un roi fainéant certain de la perpétuité de sa dictature.

Les meilleurs dérangent, et vous êtes des meilleures.

Voilà ce qu’il en est, à ménager la chèvre et le chou - pour rendre à la France profonde ses matières…- sous l’argument de paisibilité.  
Oh, que c’est dépitant, je m’attendais à une voix forte, sinon pure, elle ne peut venir car elle ne veut venir dans un commerce traquenard avec le diable que l’on tente d’amadouer et rallier en le ramenant par l’intelligence même fait avec celui-ci. La couardise des « sages ». Il fallut secouer le gramophone pour obtenir enfin le son grésillant et assourdi d’un soutien.

Ce jeu avec les mots exprime ma déconvenue, en une part indignée de mon cœur et mon esprit, et vous offre le respect profond à votre intelligence en l’autre part alliée aux remerciements pour vos paroles et actes qui ne veulent s’enfermer dans une obligation de suivre un rang et son cadre.

Du fin fond de mon village qui vient de subir un coup de lumière sur les dérapages discriminatoires dont certains sont capables même au sein des représentants de l’Etat et sensés administrer une commune en tant que tels, je vous envoie tous mes espoirs, que votre œuvre perdure et se reconnaisse encore et encore. La discrimination quelle qu’elle soit est une larve funeste qui dévorent les fondations de ce que l’humain peut construire de meilleur. Las, de phobies en prétentions de supériorité et du savoir ce qui est bon pour l’humain en référence à la continuité malsaine de ce qui le brise, je ne crois pas aux retours de haine, je crois à sa croissance souterraine continuelle et à la nécessité d’extraire les racines mortifères du racisme, de l’homophobie, et de toutes les discriminations, par l’éducation et par les lois puisqu’elles sont et évoluent - grâce à des puissances d’humanité comme vous -.

Il pleut sur mon village ce matin, il pleut au fond des yeux de l’espoir, mais, nous savons tous, ici, sur cette terre, sur ce sol, et à Fontgombault, que le soleil sait convaincre. Et c’est d’un cœur léger que je regarde ruisseler nos toits, parce qu’il existe des gens qui se battent pour l’humain et qui savent continuer malgré les minages incessants dont ils peuvent faire la douloureuse constatation. Et malgré certains silences qui se posent sur les alertes.

C’est avec des personnes comme vous que l’humanité avance.

Marie Hurtrel
Fontgombault, 7 novembre 2013
 

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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