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Au temps venu (Avent)

Nous y revoilà.

Au temps faisant l'avent et se marquant du présage des rigoles festives longeant nos habitudes manoeuvrières.
Que dire, qui ne fasse le tour déjà compris des projets de tortures stomacales et du marron venu aux joues de Died Maroz dont la robe a rougi de honte à l'enterrement de la voix de sa petite fille ?

Avant, il y a si longtemps qu'on se prendrait pour centenaire à parler comme nos vieux faisant le regret d'un chant devant les chenets - rougis, eux aussi mais, d'aise et non de sacrifice au jus pétillant, et de bois sec réchauffant coeurs et orteils -, avant dis-je, il y avait la glace portant parfois au rire un déséquilibre, une assiette surnuméraire en bout de table pour qui le vent aurait poussé jusqu'à la porte sans verrou, celui du hasard affamé.
Pas partout.

Il y avait les lits gonflant leurs édredons pour emporter les rêves doucement, les draps bassinés au feu pour attendrir l'amorce nocturne, un brin fragile de lavande venu d'un été qu'on ne pouvait exclure. Et le chat scrutant l'obscurité fleurie de neige et de silence, aux fenêtres disposes à lueur de la lune.
Pas partout.

Il y avait les doigts croisés sur les rides de promesses, sans plus d'attente que celle de tirer encore un hiver sur les souvenirs, comme on ajoute une chemise à la frilosité des pierres.
Pas partout.

Il y avait les flammes dans les yeux et leurs bougies sur l'autel, alors que montait un chant dans un murmure abouti, les paroles berçantes et le sein offert.
Pas partout.

Il y avait le compte des jours et la route inventée à chaque battement de comtoise, les mots venaient sans appel, inscrits au coin des yeux et donnés à la veillée.
Pas partout.

Il y avait un sens et l'étonnement dans l'acceptation de l'Univers, un vin de la terre et le pain sur un linge.
Pas partout.

L'on se risque au remords à manger le regret mais, de sang en cendre, vaille que défaille au présent,
quand la glace fait la misère et la porte le verrou,
quand le hasard mène la faim et chasse l'affamé,
quand les plumes sont d'essence pétrolière,
quand le feu vient au canon de l'indifférence,
quand le chat apprend des nuits sans lune qu'une fenêtre peut être tombe,
quand la peau annonçant le départ fait l'exclusion,
quand on n'a plus besoin de souvenir,
quand les lumières du soir contaminent les frontières,
quand le ciel disparaît dans les raisons nucléaires,
quand la route est un couloir stérile,
quand la voix donne du silence pour vénérer les cacophonies tonitruantes de l'absurde,
quand les muselières font la parure des pauvres,
quand l'étonnement fait l'étonnement,
quand la merveille prend l'orthographe des banalités,
quand mourir désordonne les fichiers,
quand vivre s'inscrit en faux contre vivre,
quand on sacre la terre d'immondices,
quand aimer se calcule en notaire,
quand donner se déduit des charges,
quand la révolte se fait par procuration,

Le pas s'effondre, craignons qu'il reste le partout.

Marie Hurtrel

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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