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Des mots des autres

La parole poétique



Université de tous les savoirs. Les hauts et les bas de la culture. Conférences. La parole poétique.



Qu'en est-il de la patience pour ceux qu'elle tue ?

“Je veux, si je suis élu Président de la République, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien; si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause.”

Nicolas Sarkozy, 18 décembre 2006

30 novembre 2010: 1 mort officiel devant la porte d'un centre commercial d'Ivry


133 000 sans domicile en France et 2,9 millions de mal logés


La muse malade

Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.
       
Le succube verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin,
T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes ?
      
Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques.
     
Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phœbus, et le grand Pan, le seigneur des moissons.  

Charles Baudelaire

La muse malade
peinture à l'huile au couteau
Marie Hurtrel

Didascalies d’un séisme de Fernando D'Almeida

Ici, sur Calaméo, un extrait des "Didascalies d'un séisme" du poète Fernando d'Almeida.

C'est une petite avancée dans un poème à tirer les larmes et la conscience par tous les pores de ses structures motifiées, entre les mots venus de leur au-delà, inspirés, parce que "la mort truque et traque la vie" (p.36) et se taisent les corps exsangues écartelés sur le silence de l'île dans ses pleurs. C'est un livre à dire, un poème précieux et plus encore, parce qu'Haïti qui tremble, c'est l'île au ciel effondré et sous les mots inconsidérés, alors que le poète relève ce que le souffle terrestre médit, pour offrir des crépuscules qui célèbrent les morts sous la vie s'imposant sur les décompositions humaines.

Aux éditions OPOTO

SIRET 51301830900031
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Membre du collectif des Poètes mal famés
Marie HURTREL La poésie ne vit pas en un jardin clos, elle n'a de sanctuaire, et n'a de sucre tant qu'elle ne fait sourdre l'acide.

S'il lui arrive de cueillir les pétales des violettes et des roses, ce n'est pas pour repeindre les volets du printemps mais, pour décrocher l'instant à la métaphysique des choses.

Ce qu'elle ouvre coule par deçà l'en-deçà.
La tendance est au Silence et à la Lecture
 
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